Disparition des baselines dans un monde liquide. Radio France contre Thomas More. Le Monde passe au FALC. Un retour sur le ZAN. Et l’IA comme piège de responsabilité. C’est tipar.
https://lnkd.in/eAAiwTsH Où sont passés les claims de marque ? Paul Vacca révèle ce qui avait disparu sous nos yeux. Signe selon lui d’un processus nourri par la pensée de Zygmunt Bauman : la baseline liquidée par la société liquide. Censée accompagner la marque dans son tournant lifestyle en participant à définir un territoire de marque, le claim est désormais l’héritage d’un système d’attention dépassé. La fluidité, la brièveté, la multiplicité des points de contact entre la marque et ses publics, amènent la marque à repenser ses accroches sur un mode plus « expérientiel », moins argumentatif, qui rythment un « monde de marque ». Le bruit d’un croc dans un Magnum, le jingle McDo, le logo animé ou personnalisable (à la Nike…), le rituel d’un « drop », etc.
https://lnkd.in/ePb7arkY Nouveau signe des temps : Radio France passe à l’action sur LinkedIn, contre l’Institut Thomas More, et accuse son agenda anti-audiovisuel public. Changement de doctrine de nombreuses institutions publiques ; mais aussi signe de la place prise par LinkedIn comme entre-deux entre le média économico-politique et l’espace de micro-blogging et de participation.
https://lnkd.in/etGXMcqt Le Monde se met au FALC – le français Facile à lire et à comprendre. Diversification intéressante et démocratique pour le média, avec la prise en compte d’un public généralement délaissé par l’information et qui souvent en est réduit à capter « l’air du temps » (qui est un sacré vent mauvais actuellement) ou certaines chaînes « d’info » en continu… La question étant ensuite les partenariats noués avec des instituts et éducateurs spécialisés, qui pourront rendre accessibles, concrètement, ces articles.
https://lnkd.in/eHGuJVGZ Bel article d’Eric Charmes dans la Vie des Idées sur les conséquences du Zéro Artificialisation Nette (ZAN) sur les politiques municipales. Sur les relations entre ruralité et métropole, sur les attractivités différenciées entre territoires, sur la définition de ce qu’est un espace artificiel – et renaturé, sur la tension qu’il y a entre densification de l’habitat et végétalisation des espaces artificiels… et sur les jeux d’acteurs, politiques, économiques, agricoles que cela induit.
https://lnkd.in/eS23S62c Enfin, noté par « Dans les algorithmes » (https://lnkd.in/eE7iBJ9g ) : le travailleur « augmenté » par IA tombe dans un piège de la responsabilité. Son rôle est moins de piloter des IA pour gagner en efficacité, que d’être forcé par son employeur d’endosser la responsabilité des erreurs de ces mêmes IA. Cela permet à la fois à l’employeur de se défausser de sa politique managériale, et à l’entreprise de la tech de masquer un défaut de sa solution en marge d’autonomie (impossible) pour l’utilisateur.
Publié sur LinkedIn le 24 février 2026
