Arrêtez votre scroll infini ! Sur ordre de la Commission européenne. Et si c’est pour lire ce post, c’est tant mieux :
https://lnkd.in/ej7VbqwS La Commission, donc, entend mettre fin au scroll infini sur les applis, en s’attaquant en premier à TikTok, explique Politico. On n’est qu’au début du processus. Je ne peux que me réjouir qu’on s’attaque à ce qui est peut-être la « mother of all dark patterns », même si c’est sûrement trop peu, trop tard, et que l’issue reste incertaine.
https://lnkd.in/eDim_7-n Vincent Tiberj revient sur « la grande démission citoyenne ». 59% des Français ne soutiennent aucun parti politique, plus haut historique. A peu près tous les partis ont autour de 5% de sympathisants – sauf le RN, 14%. Mais surtout, les partis sont désormais tous des repoussoirs : ils comptent tous entre 30 et 50% de « rejet absolu ». La logique démocratique est inversée, on ne soutient plus un parti, on en rejette un, et on vote pour éviter qu’il arrive au pouvoir.
https://lnkd.in/egDvcFAp Sur l’illectronisme des jeunes, dans The Conversation. Il faut encore et toujours combattre l’idée selon laquelle les « digital natives » maîtriseraient nativement les outils numériques. 20% des 15-24 ans ont des compétences faibles ; 40% des L1 sont en-deçà du niveau attendu ; la moitié des licenciés n’ont pas les compétences attendues pour poursuivre leurs études ou s’insérer professionnellement ! Capacité à vérifier une information, sécurité des informations personnelles, ou même usage basique des outils. C’est d’ailleurs quelque chose que je vis chaque année, dans mes enseignements de M2 : impossible de parler de stratégie digitale, sans en passer au préalable par des cours accélérés de culture numérique et de pédagogie sur le fonctionnement du web !
https://lnkd.in/e7xtEDri Ça fait parler dans le milieu des mobilités (ici, Numérama) : le recul partiel de Stellantis sur l’électrification. C’est un sujet qui touche à la communication, parce que, dans un contexte de backlash écologique mondial, taper sur la transition écologique devient l’argument consensuel, propre à rassurer les marchés, qui incite à ne pas trop regarder dans le moteur. Les observateurs semblent en effet assez alignés sur le fait que c’est bien le *retard* dans ce domaine qui est cause des mauvais résultats du groupe : absence d’innovation sur les marques européennes, fatigue du consommateur états-unien face à des modèles vache à lait vieillissants, et plus largement construction d’un groupe fondé sur les synergies d’économies seulement, pas l’investissement et le renouvellement.
https://lnkd.in/e-7nDrWA Enfin, réflexion de l’ami Guillaume Bernard sur le dilemme des marques à l’heure de la morosité généralisée : faut-il vendre un optimisme déconnecté coûte que coûte, ou jouer l’empathie au risque « d’alimenter la sinistrose » ? J’achète la solution proposée : utiliser l’empathie et le diagnostic partagée pour ensuite passer à l’action… mais les marques, elles, en ont-elles les capacités ?
Publié sur LinkedIn le 13 février 2026
