Communicant et enseignant

Marilyne Desbiolles aime les dispositifs d’écriture – souvent choraux.
Marilyne Desbiolles a une plume ancrée dans sa terre d’adoption, sans en faire le sujet central.
Marilyne Desbiolles a un point de vue féminin, qui rayonne et prend une ampleur universelle.

Dans Rose la Nuit, le dispositif est simple : rencontrer des femmes nommées Rose et recueillir leur parcours de vie. Ce faisant, témoigner d’expériences personnelles, participant toutes d’une essence des Rose, des femmes, de la vie humaine.

Leurs points communs sont rares, mais plus signifiants qu’il n’y paraît : un prénom, mais aussi une région. Les Alpes-Maritimes, qui portent en leur nom même la promesse d’une confrontation tellurique, d’une interface de rencontres et d’échanges.

Le point de vue, enfin, s’incarne, au sens fort, dans la chair d’une Rose mi-fictionnelle, mi-réelle, SDF blessée et croisée un soir, aux urgences. Angesse déchue, aux ailes brûlées par la vie, qui se fait la narratrice de celles des autres Rose. Narratrice en semi-délire, qui chuchote aux aides-soignantes, qui la veillent, tout au long d’une nuit.

Un petit roman à la langue dépouillée mais riche, vulnérable mais puissante, engagée par sa langue de conteuse.

Publié sur Instagram le 25 janvier 2026